Homelab partie 6 : du nouveau et de la stabilisation
Souvent, un homelab est une suite d’échec et de succès, de remise en cause, de tests et d’apprentissage. C’est encore le cas aujourd’hui.
Un rappel des faits est disponible au travers de ces pages :
- Mon homelab en 2024
- Homelab partie 1 : installation de Proxmox et Ceph
- Homelab partie 2 : Création des VM pour k3s
- Homelab partie 3 : installation de k3s et mise en cluster
- Homelab partie 4 : finalement, on repart de zéro… ou presque
- Homelab partie 5 : un nouveau départ
De septembre jusqu’à décembre 2024, la description de mon matériel et des outils dans la partie 5 ont été pleinement exploités, sans problème. Tout fonctionnait bien, aucun signe de panne.
Changement de matériel#
J’ai eu la chance de recevoir une nouvelle machine plus rapide pour mon homelab, grâce à une opportunité offerte par l’ami de n0secure.org . Maintenant, je travaille avec un AMD Ryzen 5 4600G, 48 Go de RAM et quatre disques durs SATA. J’ai conservé les SSD M.2 et SSD NVMe de l’ancienne configuration, qui me serviront de stockage pour Proxmox et les VM. La performance énergétique de cette nouvelle machine est nettement meilleure que celle de l’ancienne.
L’hyperviseur#
Je continue d’utiliser Proxmox VE (version 8.4.5 au 30/07/2025) pour le système d’exploitation, mais le stockage est désormais plus simple. J’ai abandonné ZFS pour un stockage “LVM-thin” en XFS sur le disque NVMe. L’autre disque est dédié au système PVE, avec une petite partie en LVM-thin pour le stockage de PBS. Bien que je sois satisfait de ZFS, je n’ai pas assez de RAM ni de disque flash professionnel pour en tirer pleinement parti. Actuellement, mes quatre disques mécaniques sont utilisés dans un NAS.
Le socle logiciel “critique”#
Parlons maintenant des logiciels. Il y a de nombreuses nouveautés et des choix bien définis. J’ai choisi de reconstruire chaque VM avec OpenTofu , comme auparavant, d’utiliser cloud-init pour le provisioning et d’opter pour le système d’exploitation Arch Linux. Souvent critiqué pour son manque de fiabilité et son inadéquation en tant que base de serveur, je veux démontrer qu’Arch Linux peut être utilisé pour des serveurs, qu’ils soient critiques ou non.
J’ai besoin de plusieurs machines virtuelles (VM) et elles sont toutes basées sur Arch Linux. Il y a une VM dédiée au stockage avec NFS et S3 (Minio), une autre pour gérer HashiCorp Vault, une troisième pour Forgejo, et enfin une dernière pour tester et optimiser Arch dans mon environnement, ce qui en fait une VM de préproduction.
Grâce à son minimalisme, Arch Linux offre une base stable et instructive. Tous les services cités fonctionnent parfaitement sans aucun défaut ni problème de gestion. Ils sont installés “en dur” via pacman et sont maintenus par ce même outil. La stabilité repose sur plusieurs facteurs clés :
- Des sauvegardes régulières et des tests de restauration sont effectués grâce à Proxmox Backup Server, permettant de sauvegarder les VM de manière stratégique. Je m’assure de réaliser une restauration au moins toutes les deux semaines.
- Une mise à jour hebdomadaire : étant constamment en veille technologique, je surveille attentivement chaque nouveauté, en particulier celles qui concernent les applications que j’utilise. Le 11 mars 2025, Minio a pris une décision controversée envers sa communauté (voir https://github.com/minio/object-browser/pull/3509 ), ce qui m’a incité à bloquer ses mises à jour en attendant un remplacement. Cependant, le reste du système est à jour avec des mesures de sécurité supplémentaires. Une Arch Linux en pleine forme, c’est une Arch à jour. Une Arch Linux en bonne santé est une Arch Linux à jour. Si vous hésitez encore à mettre à jour un système en rolling release, rappelez-vous que le principe est le même avec les conteneurs : un conteneur met à jour tout son contenu, y compris son image de base, ses outils et ses bibliothèques.
Grâce à son minimalisme, similaire à Arch (ne garder que l’essentiel), l’empreinte numérique est faible et le rapport performance/entretien est excellent. J’en parlerai plus en détail dans un article à l’occasion.
Les logiciels du quotidien#
Concernant les autres applications que j’utilise en local ou à distance (Linkwarden, Vikunja, Ghost, Home Assistant, Homepage…), elles sont toutes dans des conteneurs.
Je m’appuie de plus en plus sur les conteneurs dans Kubernetes, et pour simplifier la gestion, j’ai remplacé k3s par Talos. Après avoir lu des articles et regardé des vidéos à ce sujet, j’ai testé un petit cluster qui est devenu mon cluster de production. J’en ai par ailleurs écrit cet article :
Proxmox, OpenTofu et Talos, Kubernetes as codeDu code pour monter une infrastructure complète.J.HOMMET.NETJulien HOMMETDepuis plus de six mois, je n’ai pas eu à m’inquiéter de l’infrastructure. Tout fonctionne bien, la maintenance est simple et rapide, et les systèmes sont robustes. J’ai enfin trouvé les outils qui me conviennent.
Il me reste encore de nombreux articles à saisir pour vous présenter quelques détails d’installation et de configuration, ça arrivera avec le temps… 😄.
Pour les prochains articles, je vous détaillerai l’architecture et la façon de travailler dans le homelab ; une façon de faire que j’utilise aussi professionnellement et qui a fait ses preuves.